The Life of the Mind

International Conference

The Life of the Mind: Literature, Aesthetics, and the “sciences de l’homme,” 1700-1900

Interdisciplinary and International Symposium, April 16-18, 2015

The University of Wisconsin-Madison

 

In the eighteenth and nineteenth centuries, writers, philosophers, and physicians explored and questioned the ways in which the mind operates. Although the period of the Enlightenment has long been associated with the triumph of rationality against the forces of obscurantism, it also initiated queries into areas that escape the control of reason, such as dreams, sensibility, melancholy, the imagination, and ecstasy.  And while it is famously associated with the very public life of the mind that was cultivated in the salon and the café, the eighteenth century also saw the rise of fields that plumbed the depths of the private mind, like developmental psychology, aesthetics, and the biomedical sciences–all of which were included in the loose confederation of discourses known as the “sciences de l’homme.” In the nineteenth century, various developmentsturned the mind into a puzzling dark continent in which the boundaries between the normal and the pathological became blurred: the Romantic celebration of emotions, the growing fascination with the mysteries of creativity, concerns about excessive intellectuality, gendered assumptions about thinking abilities, and expanding curiosity about altered states of consciousness which could be artificially induced through magnetism, drugs, or hypnosis. The purpose of this international and interdisciplinary symposium is to bring together literary scholars and historians of science, medicine, religion and art in order to examine how, in the pre-Freudian age represented by the eighteenth and nineteenth centuries, French and French-speaking writers and thinkers accounted for the idiosyncrasies, alterations, and pathologies of the mind. 

 

 

La Vie de l’esprit: Littérature, esthétique et “sciences de l’homme”, 1700-1900

Colloque interdisciplinaire et international, 16-18 avril 2015

Université de Wisconsin-Madison

 

Au 18ème et au 19ème siècles, les écrivains, les philosophes et les médecins ont exploré et interrogé la manière dont l’esprit fonctionne. Bien que l’époque des Lumières ait été longtemps liée au triomphe de la rationalité contre les forces de l’obscurantisme, elle a aussi suscité des incursions dans des domaines qui échappent au contrôle de la raison, tels les rêves, la sensibilité, la mélancolie, l’imagination et l’extase. Et si le 18ème siècle, comme on le sait, a été associé à la vie publique de l’esprit telle qu’on la cultivait dans les salons et les cafés, il a également connu l’essor de domaines qui sondaient les profondeurs de l’esprit privé tels la psychologie du développement, l’esthétique et les sciences biomédicales lesquelles étaient incluses dans cette confédération souple de discours rassemblés sous le label « sciences de l’homme ». Au cours du 19ème siècle, divers développements ont transformé l’esprit en un continent obscur brouillant les frontières entre le normal et le pathologique : la célébration romantique des émotions, la fascination croissante pour les mystères de la créativité, l’inquiétude concernant l’intellectualité excessive, la vision sexuée des compétences intellectuelles et une curiosité grandissante pour les états seconds susceptibles d’être provoqués artificiellement par le magnétisme, les drogues ou l’hypnose. L’objectif de ce colloque international et interdisciplinaire est de réunir des spécialistes de littérature et des historiens des sciences, de la médecine, de la religion et de l’art afin d’examiner comment, dans le contexte pré-freudien du 18ème et du 19ème siècles, les écrivains et les penseurs de langue française ont rendu compte des idiosyncrasies, des altérations et des pathologies de l’esprit.